Particularités des pompes funèbres musulmanes en France

Comme partout ailleurs, les pompes funèbres de France ont eu du mal à s’adapter aux abondantes nécessités de la religion musulmane dans la législation funéraire française. Pourtant, on note désormais la présence des pompes funèbres musulmanes un peu partout dans la France.

Al adab – pompes funèbres musulmanes

Dans le but de faciliter ces pratiques spéciales, de nombreux opérateurs funéraires ont décidé de se spécialiser dans la mise en place des funérailles islamistes. Actuellement, on trouve une bonne dizaine de pompe funèbre musulmane en Île-de-France.

Prestations des pompes funèbres islamiques

Les opérateurs funéraires islamiques offrent des aides funèbres axés sur les particularités des traditions musulmanes et sur les Saintes Ecritures de l’Islam. Plusieurs agences funéraires françaises, se sont mises à suivre scrupuleusement ces ouvrages. C’est le cas de l’entreprise Al adab, que l’on trouve sur l’ensemble de la région parisienne.

Ces sociétés ont pour but, de garder le traditionalisme des rites funéraires musulmans. Pour cela, elles évitent le plus possible, les nouvelles pratiques funèbres.

Prise en charge

Le décès d’un proche est toujours accablant, peu importe la religion. C’est dans ces circonstances que l’on a plus besoin d’aide, surtout pour les familles musulmanes. En fait, ces dernières ont deux choix qui se présentent à elles, inhumation en territoire français ou rapatriement en terre natal. Comme ce qui est dit sur pompes-funebres-musulmanes-adab.com, les services funèbres islamiques s’occupent :

De l’inhumation complète en France, s’occupant de tous les moindres détails.  Il est utile de remarquer, que les cimetières français sont pourvus de carrés dédiés aux musulmans, dans le but de respecter leurs us et coutumes.

Les fameuses traditions funéraires islamiques

En d’autres termes, il s’agit d’escorter dignement le disparu dans son voyage vers sa nouvelle vie. C’est le fait que tout le monde a un rôle à jouer dans cette nouvelle étape de sa vie, qui rend ces coutumes si particulières. Par-dessus la peine engendrée, le décès d’un proche mènera le musulman vers une transformation spirituelle.

Déroulement du rite

Dès les premiers instants vers l’au-delà, il est nécessaire de lire doucement la sourate Yassin. Cet énoncé aidera le défunt à trouver son chemin.  Une fois passé cette étape cruciale, la mort doit être déclarée en toute simplicité. D’après le prophète, tout le monde se doit de verser des « larmes de miséricordes », le plus naturellement possibles.

Par contre, la religion islamique défend formellement, toute manifestation immodérée. Dans les circonstances de décès, il est défendu de crier, de se donner des coups, voire de meurtrir son corps.

Etapes d’une funérailles musulmanes

Celle-ci se traduit en plusieurs tranches bien précises :

La toilette du corps du décédé se fait avec dans le respect de la pudeur. Les parties génitales doivent être formellement gardées des regards indiscrets. Si le mort est un homme, cette pratique doit être effectuée au minimum par deux hommes. S’il s’agit d’une femme, alors ce sont deux femmes qui s’occupent du nettoyage. Pour les enfants de moins de 7 ans, ce lavage peut être fait par un homme ou une femme. Il est à rappeler que les personnes qui s’occupent de cette toilette se doivent d’avoir une dévotion et une qualité sans faille, à l’instar d’être imams. Le mari a la possibilité de nettoyer le corps de son épouse et vice-versa.

Les obsèques proprement dites, sont précédées par l’embaumement. Tout au long de cette étape, il faut prier. On recouvre le corps du disparu avec un tissu blanc nommé « linceul ». Successivement, ce linceul est formé par trois morceaux de tissu pour les hommes et de cinq pour les femmes. Ce tissu est inévitablement fait de lin ou de coton. Il se doit d’être le plus simple possible, sans poche, sans ornements, pour montrer que tout le monde est égal face à la mort.

Selon le cérémonial, les proches du mort précèdent le convoi vers la dernière étape, la mise en terre. Généralement, on soulève le cercueil sur les épaules. Il est strictement obligatoire de coucher la chair du mort sur le côté droit, et de le tourner en direction de la Mecque dans le mausolée.

Que ce soit dans une Mosquée ou devant un tombeau, l’assemblée déclame en restant debout, la prière Janaza en compagnie de l’imam choisi. D’après la tradition islamique qu’elle suit, chaque famille décide ou non que les femmes restent derrière au moment de la mise en terre. Ces dernières n’ont le droit de s’y recueillir, qu’une fois le cercueil recouvert.

Normalement, c’est dans la journée du décès que l’ensevelissement a lieu. Pourtant, la loi française précise, qu’il faut inhumer 24 h après la déclaration du décès. De ce fait, les funérailles musulmanes qui se déroulent en France, dure habituellement pendant 2 à 6 jours. Toutefois, les opérateurs funèbres islamiques ont le droit de demander des dérogations spéciales, émanant du préfet, pour le lieu d’enterrement choisi.

Il est à noter que la pompe funèbre musulmane ne fait jamais de crémation, car c’est une pratique qui est prohibée par le rite islamique. Contrairement aux pays musulmans, où les morts sont directement enterrés dans la terre, en France le cercueil, est obligatoire. Ainsi, les cercueils prévus pour les funérailles islamiques en France sont faits du plus simple appareil, dans le but de hâter leur altération.

Parcours administratifs

Les étapes à accomplir suivant un décès musulmans, ne diffèrent pas de ceux des enterrements catholiques ou juifs. En plus clair, il faut récupérer le certificat de décès donné par le médecin. Ensuite, il est nécessaire de faire une demande d’acte de décès au niveau de la mairie concernée.

Pour un retour en pays natal, on déplace le corps du lieu du décès à l’aéroport, avec une autorisation préalable de la mairie concernée. Les services funèbres musulmans ont la faculté de s’occuper de ces parcours administratifs au nom de la famille pour qui ils travaillent.

Remarquons ici, que la majorité de pompes funèbres musulmanes présentes en France, sont toutes des sociétés indépendantes de l’Etat français elle-même. Donc elles ont le devoir de mélanger les pratiques culturelles, afin de ne froisser aucune des deux parties.